Loin d'être une œuvre dogmatique, cet ouvrage donne à réfléchir sur le sens d'une existence dévoyée et malmenée par des modes de vie de plus en plus mortifères et nihilistes.
La vie est précieuse, tâchons de ne pas la gaspiller .
C'est en quelque sorte l'un des nombreux messages que l'auteur souhaite nous faire passer. Il explore notamment les méandres d'une société qui se décompose avec une pointe d'ironie mordante et un second degré ne pouvant laisser le lecteur indifférent.
Ses personnages très Balzaciens reflètent parfaitement la décadence des modes de vie contemporains. C'est l'une des thématiques centrales de l'ouvrage : le déclin des mœurs conduisant inéluctablement à la chute d'une société.
Mais comment contrer cette décadence ?
On l'a dit, ce livre n'a pas pour but de distiller une énième moraline. Néanmoins, les pistes qui nous sont proposées ne peuvent être que salvatrices (si toutefois l'on s'efforce de les comprendre) : se reprendre en main, écouter les conseils des anciens, triompher du mal par l'amour, goûter à l'art et son éternité, trouver le sens de son existence, tendre vers la sagesse et sa vitalité, renouer avec la foi, vaincre l'égarement grâce aux chemins de l'amitié ; autant de vertus qui permettent de creuser l'écart avec une vie illusoire et décousue.
L'amitié n'est certainement pas le remède à tous nos maux, mais si les relations sociales étaient sculptées dans le même bois que celui de la complicité entre l'auteur et moi, ce formidable plaidoyer qui s'élève contre le déclin d'une civilisation n'en aurait probablement pas eu autant à dire...