L'aiguille entre la première. Les hommes viennent après. Et chacun veut sa part de chair.
Stalingrad brûle. Deux millions de morts sur un mouchoir de décombres.
Et dans une cave qui pue le sang et la gangrène, une femme a compris une seule chose :
on ne survit pas en aidant. On survit en se choisissant, chaque fois, soi-même.
Même quand le prix à payer, c'est de regarder une autre mourir et de détourner le regard.
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Pour qui est ce livre────────────────────────────
Ce que vous trouverez dans ces pages────────────────────────────
Extrait────────────────────────────
Pourquoi le lire────────────────────────────
Description complèteCes pages ne racontent pas la bataille de Stalingrad. Elles vous la font respirer : la poussière des effondrements dans les poumons, le fer du sang dans la bouche, le froid qui entre dans les os en même temps que la faim.
C'est l'histoire de Nadja - infirmière, esclave de la seringue, prédatrice. Une femme qui n'aime personne ni rien, à part le liquide limpide qui lui tient les mains fermes pendant que tout le reste s'écroule. Pour l'avoir, elle feint l'amour, vend son corps, tue sans que la main tremble. Elle passe d'un homme à l'autre comme on passe d'une tranchée à l'autre : le commissaire ivre de Dieu et de vodka qui la vénère, puis quelque chose de pire, de l'autre côté du fleuve.
Car lorsque la ville tombe, Nadja se retrouve entre les mains d'un homme qui n'a pas de faim à exploiter, ni de faiblesse à frapper. Un médecin élégant et courtois qui collectionne les choses belles et brisées - et qui a trouvé, dans cet enfer, son paradis privé.
Une femme aux veines martyrisées. Un maître qui la veut entière, juste pour la bris