À la croisée de l’essai et du roman, ce livre fait le lien entre écologie, littérature et intime avec une brillante impertinence.
Une femme de quarante ans émerge de sa dernière maternité. Elle a un bureau, deux enfants, une bibliothèque, un balcon à défaut d’un jardin, un mari qui l’aime. Pourtant, ses fantômes sont là : les larmes de sa mère comme une crue au-dessus du berceau, les barrages de l’adolescence, les sentences de ceux qu’elle appelle les Barons. Elle a tout, mais il y a l’homme dont elle voulait désespérément qu’il soit son amant.
Qu’est-ce qui survient après cinq ans de quotidien, quand on rechigne à jouer avec ses enfants parce que c’est chiant, quand on est une chienne qui trompe ? Ce livre-rivière qui irrigue de questions et d’animaux en tous genres, érigés comme exemples, ne répondra pas à tout. On y lira les excuses de Spielberg au nom des requins tués depuis Les Dents de la mer, l’importance des castors dans la lutte contre le réchauffement climatique et comment ouvrir les portes closes de l’enfance grâce aux affluents que sont les livres. Une nouvelle histoire sera alors possible, en étant ni nuisible ni espèce protégée, encore moins espèce modèle.